samedi 31 mars 2012

Auprès du feu, baignés dans la lumière lunaire et remplis par le silence nocturne du désert,  ce texte s'est proposé à notre expérience de conscience, de présence et de travail:




 "Une nuit, cherchant à enrichir mon regard,...Je fus distrait par une toile d'araignée sur la lampe. Tapie en son centre, la tisseuse attendait. Autour, une mouche voletait. J'imaginai les différents degrés d'une histoire, les organisant sur une échelle qui allait d'une conscience inférieure à une conscience supérieure. Sur le premier degrés, n'imaginant pas changer, s'efforçant de toujours être ce qu'elles croient être, la mouche passe sa vie à essayer d'éviter l'araignée pendant que l'araignée passe sa vie à essayer d'attraper la mouche. A un échelon supérieur, la mouche percevant le désir carnivore de l'araignée comme un apport d'énergie, oublie la peur, accepte d'être une nourriture et se sacrifie. L'araignée, quant à elle, apprend à se mettre à la place de la mouche et décide de renoncer à l'attraper, malgré que cela la fasse mourir de faim.
Au troisième échelon, la mouche, qui est volontairement entrée dans le piège poisseux, lorsqu'elle est dévorée par l'araignée envahit ses cellules, son âme, et la transforme en un être lumineux. Les deux animaux, amalgamés , forment un nouvel être, qui n'est ni mouche ni araignée mais toutes deux à la fois.
Au quatrième échelon, l'araignée-mouche, se rendant compte que la lumière qui l'habite n'est pas la sienne, qu'elle est au service de l'inépuisable énergie impersonnelle qui est sa maîtresse, se détache de la toile et , attirée par la lumière, s'élève jusqu'à s'immerger dans le soleil.  Au cinquième échelon, semblable au premier, l'araignée dans sa toile attend qu'une mouche vienne se coller. Cependant, l'araignée n'est pas tapie maintenant, elle se montre ouvertement, sans voracité, et la mouche, sans angoisse ni mouvements désordonnés inutiles, se dirige en ligne droite vers la toile d'araignée. Le changement, la transmutation et l'adoration ont donné un bain de joie à la réalité menaçante. La chasse est devenue une danse ou la mort continuelle s'accompagne d'une naissance continuelle."
           
                                             extrait de "La danse de la réalité"  
                                                           Alexandro Jodorowsky



dimanche 25 mars 2012

vendredi 23 mars 2012

Les étoiles sont belles...


Les étoiles sont belles, à cause d’une fleur que l’on ne voit pas...



Je répondis "bien sûr" et je regardai, sans parler, les plis du sable sous la lune. 




Le désert est beau, ajouta-t-il...
Et c’était vrai. J’ai toujours aimé le désert. 



On s’assoit sur une dune de sable. On ne voit rien. 
On n’entend rien. 





Et cependant quelque chose rayonne en silence...



Le petit Prince et le Désert.


Bonjour tout le monde !!!




arrivée a Tozeur
Trajet le long du lac salé






 Passage à l'agence

Kamel nous montre notre futur parcours 


PREMIERES IMPRESSIONS...

Arrivée au premier camp, moulus, passés à la lessiveuse des 4X4, il fait nuit, le ciel est magnifique. Les chameliers, le feu, le repas tout prêt et le thé nous attendent!



Bienvenue :  marhaba
Comment tu t'appelles : ismîk ?
Je m'appelle... ismî….



Les chameliers deviennent Baptiste, Aristote, Marcel, Zouzou... Nous c'est Anna, Leila, Zora, Aïcha, Ali... Je suis Samira, ça m'ira!
Premiers chants, rythmes, hum! hum!... et nous? où est notre culture chantée?




La tente? ou la belle étoile? le matin sera humide.
Un matelas et deux couvertures chacun.
Ma tête est glacée, je mets mon foulard autour...
Le ciel s'embrase, et déjà le froid s'estompe. Tout est trempé de rosée. On découvre le site: on est perdu au milieu d'une immensité de dunes.




Quelques genets en fleur...

Faire pipi derrière une dune, le cheveu hirsute.






Mohamed a déjà fait cuire le pain dans le feu
  

A "sable!"
Matelas en carré recouverts de couvertures, au centre le pain tout chaud dans des corbeilles en coeur, des gâteaux secs, de la poudre d'amande mélangée à du miel (j'ai oublié le nom!), de la confiture de figue, du "beurre", de l'huile d'olive dans une coupelle. On trempe le pain dans l'huile, délicieux! Thé, café à volonté... eau chaude???!






Monter, escalader un mont étrange, ( la montagne Tin Baïn )
à la roche râpeuse pleine de coquillages. Découvrir les alentours, là où on va, les dunes à perte de vue. Ecouter Anne raconter le conte de Mojud. Trouver des morceaux d'oeufs d'autruche fossilisés. 





Les chameliers lèvent le camp, chargent les chameaux, nous rattrapent, nous dépassent,

et Kamel nous attend avec ses inoubliables Saïd au chocolat, 
et les non moins inoubliables gâteaux fourrés à la banane!.




Deux arbres enlacés ,
                 comme une porte ouverte sur le grand ERG





mercredi 21 mars 2012


La vie est pleine d'illusion d'optique 
La vie est pleine d'obstacle
La vie est pleine d'illusion d'obstacles 
La vie est pleine




Tout cela finira pas se résoudre 
En sables
Que la nuit enveloppe



On ne se couche pas deux fois 
sur la même dune.

Dans le désert 
tout passe et tout demeure
Notre affaire est de passer 
en traçant des chemins
mais le chemin s'efface sur le sable 
et quand tu regardes en arrière 
il n'y a plus rien. 
il n'y a plus de chemin. 
seulement la trace du présent sous tes pieds nus.






Le désert et ses effets

On arrive au désert 
Le jour où on découvre 
Qu'on y a toujours été. 



Ce qui nous cachait le désert ? 




Un certain confort, un certain oubli...



Mais il était là , tenace
Il n'y avait que des illusions à perdre
Quelques honorabilités




(Textes de Jean Yves Leloup)

la poésie de l'insolite








On revient du désert 
Avec un regard  à jamais 
insatisfait des apparences.





Le désert insiste pour demeurer 
Désert. 








La poésie de l'insolite...